| Protocole de transcription
0. La disposition à l'écran ne respecte pas la lignaison du manuscrit 1. Transcription des zones du texte manuscrit - la première zone de la remarque, qui est écrite
avec une plume plus large, donnant par conséquent un trait plus
gras sur le manuscrit, est transcrite en romain gras dans notre édition.
Il s'agit de l'extrait du Quinte-Curce cité systématiquement
au commencement de chaque remarque et qui se termine toujours par un crochet
droit dans l'original.
2. Transcription des particularités plus rares du texte - un fragment lisible mais rayé dans le manuscrit est précédé
et suivi du même signe cabalistique : # yyyyyy #
- la ponctuation et l'accentuation sont transcrites telles quelles, même si elles choquent les habitudes contemporaines. - certains points qui ressemblent plus, à notre avis, à des repos adventices de la plume, sont néanmoins saisis dans le texte par scrupule philologique. Dans certains cas, nous avons toutefois placé cette ponctuation entre parenthèses (Voir par exemple en I, 315, 5). 3. Transcription de la graphie Le texte des Remarques est dans l'ensemble d'une grande constance de
plume. Nous n'avons pas eu trop de dilemmes à résoudre.
4. Pagination Les références entre accolades renvoient à la pagination
du manuscrit déposé aux Archives de l'Institut, quai de Conti
à Paris .
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| {I,14}
<Pag. 281.> Et quand ils seroient si heureux que de gagner l'Hellespont]
Estre si heureux que de, ne se dit pas.
<Pag. 282.> Car il avoit nouvelle] Cet il se rapporte Grammaticalement
à esprit qui précéde, et suivant le sens de
la phrase il doit se rapporter à Alexandre. M. D. V.
Tellement que] Cette liaison a vieilli dans le style soustenu.
{I,15} A ma mode] Outre que cette expression est trop familiere, elle manque encore icy de justesse. Il falloit A mon gré. <Pag. 283.> Cette impatience du Roy, fit apprehender tout le monde]
Apprehender ne se dit point absolument. Il falloit Donna de l'appréhension
à tout le monde.
{I,16}
<Pag. 284.> En cet estat] Ces mots sont trop éloignés de cequi
a esté dit touchant l'estat d'Alexandre. M. D. V. devoit mettre
dans l'estat où il estoit. Et il eut encore mieux fait de
commencer là vne autre phrase en disant, Mais dans l'estat
où il estoit.
<Pag. 285.> Mais aussi condamneray-je la fidelité de mon medecin]
On ne dit point Condamner la fidelité de quelqu'vn,
pour dire le juger coupable d'infidelité.
{I,17} Le Medecin estant entré avec la Medecine] Il auroit esté
mieux de dire, comme il y a dans le Latin, avec le breuvage.
<Pag. 286.> Mais il ne fut jamais si vray qu'aujourd'huy, que je ne vis
que pour vous, car] Le sens auroit esté beaucoup plus clair
si M. D. V. se fut contenté de dire, Mais cela n'a jamais esté
si vray qu'aujourd'huy, car Toute la phrase auroit esté encore
plus coulante s'il avoit dit au commencement, Seigneur, j'ay tousjours
crû que mon Salut estoit &c: au lieu de Seigneur, il
est certain &c.
{I,18} Ceque vous m'avés préparé] Comme la medecine est prise, il falloit, Ceque vous m'aviés préparé. On dit, Je prends ceque vous m'avés préparé. J'ay pris ceque vous m'aviés préparé. <Pag. 287.> Car il perdit la parole] Cet il semble se rapporter à
Parmenion. Il falloit Car le Roy perdit la parole.
Qui ne le regardoit pas avec plus de plaisir, qu'elle regardoit
son medecin] Ce tour de phrase semble dire que les Macedoniens ne voyoient
avec plaisir ni le Roy, ni son medecin. Il en falloit prendre vn autre
et dire, Qui ne tesmoignoit pas moins d'empressement à voir le
Medecin, qu'à voir le Roy mesme.
<Pag. 288.> Combien ils avoient celui-cy en admiration par dessus les
autres] On ne dit point Avoir quelqu'vn en admiration,
Et l'on peut encore moins dire Avoir quelqu'vn en admiration par dessus
les autres. On dit Avoir de l'admiration pour quelqu'vn.
{I,20} <Pag. 289.> Vn armée si grande que la sienne] Il falloit Vne armée
aussi grande. Et il estoit encore mieux de dire. Autant qu'il le
pouvoit avec vne armée aussi grande que la sienne.
<Pag. 290.> Il prit cette ville abandonnée] Il s'empara de
cette ville abandonnée auroit esté mieux. Dire qu'on
a pris vne ville, c'est donner à entendre qu'on y a trouvé
de la resistance.
{I,22} <Pag. 291.> Il y avoit en l'armée du Roy] Dans l'armée.
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Et depuis ayant suivi] Le premier ayant de cette phrase
se rapporte à Philippe, et le second ayant se rapporte à
Sisenés. Pour éviter cette équivoque il falloit couper
la phrase et dire Sisenés ayant suivi depuis &c:
Estoit des premiers dans sa confidence] Il falloit dire pour rendre le sens plus clair, Sisenés ayant suivi depuis Alexandre en Asie, il estoit parvenu à estre des premiers dans sa confidence. Fermée d'vn cachet] Expression qui n'est pas vsitée. M. D. V. ne devoit point éviter de dire. Vne lettre cachetée d'vn cachet. Satrape de Darius] L'vsage ne veut pas qu'on dise Satrape de Darius, ni Satrape du Roy de Perse, mais Satrape de Perse. On dit Palatin de Pologne et non Palatin du Roy de Pologne. Grands d'Espagne et non pas Grands du Roy d'Espagne. D'ailleurs il y dans le Latin Praetor Darii. {I,23} Quelque chose digne de] La regularité demandoit Quelque chose de digne de. Mais comme il y auroit de la dureté dans cette phrase, il seroit mieux de dire, Quelque chose qui fut digne de sa naissance. <Pag. 292.> Qui l'avoit lüe et aprés l'avoit recachetée]
Il estoit mieux de dire, Qui l'avoit lüe et recachetée
Et qui estoit] Il falloit Et qui estoient, parceque ce
verbe se rapporte à trouppes. Vraisemblablement c'est vne
faute d'impression.
Et les tailler en pieces] Il falloit Et de les tailler
en pieces.
Mais Darius, comme il estoit religieux] L'arrangement eut esté
meilleur en disant. Mais Darius, religieux et plein de douceur
comme il l'estoit.
<Pag. 294.> Et qu'on ne sçauroit empescher.... ne s'enfuye] Ne
s'enfuye ne vaut rien. Il falloit dire, On ne sçauroit
empescher le monde de croire que celuy qui recule, fuit.
Mais qu'il ne luy souffriroit plus de fuir] Cette phrase n'est plus Françoise. On diroit aujourd'huy Qu'il ne luy laisseroit plus la liberté de fuir. <Pag. 295.> S'il y eust adjousté les effets] Les paroles demeurent
cequ'elles sont, soit que les effets les suivent, ou non. Il falloit dire,
Mais les effets n'y respondirent pas.
<Pag. 296.> La riviere de Pinare] La riviere du Pinare Le Pinare
seroit encore mieux.
{I,26} Le Latin dit Puis des feux de tous costés, en si grand
nombre et si voisins les vns des autres, qu'on eust dit
<Pag. 297.> Il se proposoit la récompense plus grande que le péril]
M. De V. devoit dire Il se proposoit vne récompense plus
grande encore que le péril.
<Pag. 298.> Si bien que le Roy] Si bien que n'est pas vne liaison
amenée parcequi précéde, on voit bien qu'il est icy
pour C'est pourquoy, mais il ne le signifie pas.
{I,27} Envelopper l'ennemi devant et derriere et de toutes parts]
En premier lieu il auroit fallu Par devant et par derriere. En second
lieu Devant et derriere sont icy vne superfluité vicieuse.
<Pag. 299.> La riviere de Pinare] Il falloit, comme on l'a desja remarqué,
La riviere du Pinare ou Le Pinare.
{I,28} Et qui ne devoient rien à la Phalange] Premierement il falloit dire Qui n'en devoient rien. Secondement cette expression n'est en vsage que dans le style familier. M. D. V pouvoit dire Et qui ne cedoient en rien à la Phalange. <Pag. 300.> Le Roy se plaça au milieu de la bataille] On diroit aujourd'huy
Au milieu du corps de bataille.
Trois mille hommes d'armes] Homme d'armes est vn terme
de la Milice moderne qu'il ne falloit pas employer en parlant des Perses.
Il y a dans le texte Trois mille Cavaliers d'élite.
La Cavalerie des Hyrcaniens et des Medes] Pour éviter toute équivoque, il estoit mieux de dire, La Cavalerie ##Hyrcaniene, et la Cavalerie## Mede et l'Hyrcaniene. Six mille tireurs de fronde] Tireur de fronde n'est point
François. Il falloit dire Frondeurs.
Estoit la femme et la mere] Il falloit Estoient la femme et la mere. C'est peutestre vne faute d'impression. <Pag. 301.> Des Candiots] La ville de Candie qui a donné à
l'Isle de Candie le nom qu'elle porte aujourd'huy, n'ayant esté
bastie que plusieurs Siecles aprés la mort d'Alexandre, M. D. V.
devoit appeller les habitants de cette Isle du nom qu'ils portoient àlors,
Les Crétois.
{I,29} Ils prirent l'espouvante et la fuite]. Le verbe prendre
n'a pas le mesme sens dans prendre l'espouvante et dans prendre
la fuite.
<Pag. 302.> Et la réverberation du bruit] On dit la reverberation
de la lumiere, mais non pas la reverberation du bruit.
{I,30} <Pag. 303.> Et poussant leurs victoires]
Il falloit Et que poussant leurs victoires.
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